
De la Piazza Umberto I, on part à pied et l'on marche dans ses livres. Voici le sentier, étape par étape, avec les distances comptées depuis chez nous.
Fenoglio n'inventait pas l'Alta Langa : il la copiait sur le vif, en changeant à peine les noms. Et le vif est tout autour de nous : Murazzano, où, enfant, il passait ses étés chez des parents et où, après le 8 septembre 1943, il vécut ses premières semaines de partisan ; San Benedetto Belbo, son village de cœur, à six kilomètres ; la Bossola avec ses pins, à mi-chemin. Dormir sur la place, c'est se réveiller déjà dans la carte de ses récits.
conseil : partez tôt le matin, quand le brouillard hésite encore à se lever
Les distances sont comptées depuis la Piazza Umberto I. Les trois premières étapes forment une boucle à pied d'une demi-journée ; les autres demandent la voiture ou un e-bike.
C'est ici que Fenoglio passait ses vacances d'été chez des parents paternels. Et c'est ici qu'il revint à l'automne 1943 : il vécut ses premières semaines de partisan dans un groupement garibaldien entre Murazzano et Mombarcaro. Vous retrouverez le village tel qu'il le trouvait, lui : la place, la tour, le vent.
« Sur ces collines, le temps est une chose qui se voit »
La crête entre Murazzano et Niella Belbo, avec ses pins qui regardent ensemble notre clocher et celui de San Benedetto. D'ici-haut, les passionnés descendent chercher le cimetière, le gouffre, les maisons de Mimberghe et les vieux moulins de la vallée : tous cités dans ses pages.
Le lieu fenoglien par excellence : une boucle dans le centre historique avec dix panneaux et autant de plaques de citations. Cherchez la censa di Placido, moitié auberge moitié épicerie, avec l'enseigne « Trattoria | commestibili » : c'était le cœur du village, et des récits.
« Il pleuvait sur toute la Langa ; là-haut, à San Benedetto, mon père puisait sa première eau souterraine. »
La colline « barbare » de son récit le plus court, et peut-être le plus parfait : un carrefour sur le sentier de la vallée, une poignée de maisons, l'orage qui menace. On y accède à pied depuis San Benedetto, le long du ruisseau.
Le point le plus haut de toute la Langa. C'est d'ici que part la étape 7 de la Grande Traversée des Langhe, qui descend vers San Benedetto en passant par les Cascine del Battaglino et le hameau de Lunetta, un ensemble de maisons en pierre avec la chapelle Sainte-Catherine.
Pour boucler la boucle : Alba avec la maison natale et le Centro Studi Beppe Fenoglio, puis les collines entre Mango et Santo Stefano Belbo, où Milton marche dans le brouillard de son affaire privée. Une demi-heure de voiture, une autre Langa : celle du vin et des partisans.
à l'arrivée, nous vous donnons la carte papier avec les sentiers indiqués, et le bon conseil pour la saison
La Malora si vous allez à San Benedetto, Le Partisan Johnny si vous descendez vers Alba. À San Benedetto, les plaques vous lisent les pages sur place ; pour le voyage, la librairie d'Alba est à une demi-heure.
Les sentiers sont faciles mais authentiques : sol de terre et de pierre, quelques montées et descentes. Après la pluie, la Langa est fidèle à son nom : de la belle boue.
Au village il y a des fontaines, sur la crête non. Et le vent de la Bossola donne une soif digne d'un roman.